Le langage des signes pour bébé, ça existe !
Décliné du langage de sourds, le langage des signes pour les bébés utilise une gestuelle simple qui permet à l'enfant de se faire comprendre, avant l'acquisition de la parole. Il est de plus en plus utilisé en crèche par exemple. Nous faisons le point.
De l'intérêt de signer avec bébé…
Pourquoi ? Pour l’aider à exprimer des émotions et sensations avant qu’il sache parler. Et interagir plus facilement avec son environnement que par des pleurs, avec l’assurance d’être compris.
Avec quoi ? Avec une gestuelle simple empruntée à la Langue des Signes Française, la langue de communication des sourds.
Comment ? Par imitation, de façon ludique, l’enfant apprend un certain nombre de signes.
A partir de quel âge ? Dès 6 mois, lorsque le bébé commence à jouer avec ses mains.
L'avis de la psycholinguiste
Pour Alex Cristia, psycholinguiste, « Différentes recherches ont montré que le fait de signer n’empêche pas l’enfant de parler, ni ne ralentit son apprentissage de la parole. Les études, réalisées surtout aux Etats-Unis où le “baby sign” est très développé depuis une dizaine d’années, n’ont montré un impact ni positif ni négatif sur l’apprentissage du langage. Cet usage n’agit pas non plus sur la quantité de mots que l’enfant intègre, à âge égal. Peut-être parce que les gestes n’utilisent pas tout à fait le même réseau de connexion que la parole dans le cerveau. »
A la crèche, "on signe tout le temps" !
« Plus on signe en parlant, en chantant, plus l’enfant va se saisir de ce moyen de communication. » explique Ludivine Rivet, Directrice de la Crèche Les Petits Chaperons rouges de Gennevilliers (92). Elle nous raconte son expérience.
« Depuis deux ans, toute l’équipe pratique la langue des signes. On est d’ailleurs en train de faire un DVD en nous filmant lorsque nous signons, à l’intention des parents. Dès leur arrivée, à 2 mois et demi, on parle aux bébés et on appuie la parole avec un signe. Par exemple, à un bébé à qui on propose d’aller au lit, on lui dit « tu vas aller dormir » et on fait le signe « dormir ». On signe tout le temps ! On chante en signant, quand on lit une histoire, à l’heure des repas… Les enfants ont la capacité motrice de signer à partir de 6-8 mois. Et le premier signe que tous font, c’est « encore » !
On signe juste le mot important : manger, doudou, papa, travail, eau, peur… afin que l’enfant puisse le réutiliser facilement pour s’exprimer. C’est génial. A la crèche, il est évident que le fait de signer a apaisé les enfants. A un âge où ils ont envie de faire seul, de se faire comprendre de l’adulte, ils n’ont plus besoin d’utiliser les pleurs et l’agressivité pour être écoutés. De 8 mois à l’acquisition assurée du langage, on sent qu’ils ne peuvent pas encore communiquer facilement par la parole. Le signe est libérateur. »
Je détecte les ondes qui viennent de loin et convergent jusqu’à moi. Des dizaines d’êtres vivants de toutes tailles, de toutes formes frémissent, respirent, pensent, émettent dans leur langage propre, et me font vibrer comme le bourdonnement des mouches fait osciller à distance la surface d’une toile d’araignée.
Je garde les yeux clos, j’écoute avec tous mes sens physiques et psychiques.
Là par exemple, je sens une onde.
Pas de doute, il y a un être qui réfléchit dans ma zone de sensibilité.
Je perçois une pensée inquiète.
J’ouvre les yeux, je cherche la source d’émission, je m’avance dans la direction d’où provient le signal.
Je la vois. Elle est très belle.
Je continue d’avancer, à petits pas.
Mon système olfactif et mon système auditif complètent mon analyse.
Son parfum naturel est subtil.
Ses grands yeux bruns anxieux scrutent les alentours.
Elle déguste du bout des lèvres un gâteau crémeux. Visage fin, dents blanches étincelantes. Ses doigts aux longs ongles noirs sont fébriles, crispés sur la friandise.
Elle est vraiment ravissante.
Jadis j’aurais pu croire, dans une situation similaire, qu’elle faisait exprès de ne pas me regarder et qu’elle me narguait pour tester ma réaction.
Nous voilà au milieu des machines à laver, des poussettes, des valises, des vieux tableaux et des bouteilles de vin. Il n’y a que peu de lumière — un simple rayon issu du soupirail —, j’élargis donc au maximum mes pupilles (de fines fentes elles deviennent larges cercles) et arrive ainsi à me mouvoir dans la quasi-obscurité.
Nous, les chats, nous savons accomplir ce genre de prouesse.
Je peux même distinguer ses empreintes sur le sol poussiéreux. Je les suis un temps, puis elles disparaissent.
Je pense que des années d’incompréhension entre nos deux espèces ne participent guère à surmonter notre méfiance mutuelle. Je me concentre et envoie un message télépathique suivi par un ronronnement en ondes à fréquences basses.
Je ne souhaite pas vous tuer mais simplement dialoguer d’esprit conscient à esprit conscient.
© istockphoto
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